M A R T I N S C H W I E T Z K E
Dès l’âge de 16 ans, il apprend et pratique le jonglage. Autodidacte, il travaille à partir de 1981 avec les compagnies Malabar, Pot aux Roses, Archaos puis la Carérarie et l’ARFI.
Il crée la Compagnie Métafolis avec Boris Loew et le bruiteur Olaf Augele : ensemble, ils explorent l’univers sonore dans un spectacle qui obtiendra le ²Prix Découverte² au festival ²Chalon dans la Rue² en 1989 (100 représentations en France et en Europe).
Il développe une recherche originale nourrie de rencontres avec Philippe Hothier (travail sur le masque), Georges Appaix et Catherine Ress pour la danse.
En 1992, il rencontre Jérôme Thomas et intègre la Compagnie dont le travail sur la manipulation d’objets et le théâtre de geste enrichit ses créations personnelles. (300 représentations avec ²Quipos², ²Hic-Hoc², ²4² au cours de tournées dans l’Océan Indien, en Asie, Afrique, Russie, Europe et Amérique du Sud). Aujourd’hui, son travail avec Jérôme Thomas se concentre autour de rencontres plus impromptues, en duo, où chacun est davantage jongleur-créateur qu’interprète (« Juggling Hands » ou « Les Hurluberlus », Biennale de Venise, Festival d’Helsinki, Pays Baltes, Turquie…).
En 1997, il crée la Compagnie Les Apostrophés avec Jérôme Tchouhadjian et en 1998, il monte ²A Corps, pour deux solistes², spectacle pour un jongleur et un musicien (70 représentations en France, Allemagne, Brésil, Mexique, Japon…).
En 2000, suite à diverses collaborations avec le chorégraphe Yann Lheureux, il joue dans « Histoire d’Eux », une pièce pour jeune public, et pratique avec lui la danse improvisée.
En 2001, il crée ²La Cour des choses², deuxième spectacle de la Compagnie Les Apostrophés avec Thierry Daudé et Vincent Lorimy, où un trio clownesque joue d’objets dérisoires et invente un univers à part (environ 100 représentations en fin d’année 2006).
En 2003, il initie des rencontres improvisées avec le DJ Thierry Brinksma (« Montpellier Danse Off »). Il poursuit aujourd’hui ce travail avec le gramophoniste Mathieu Ogier, qui joue l’anachronisme utilisant les techniques de mixage d’aujourd’hui sur un support d’antan : ensemble, ils présentent « 78 tours de main », petite forme improvisée de 25 minutes. Initié à Helsinki, lors du « 5-3-1, Festival of New and Experimental Juggling » en 2003, ce duo met en résonance l’engagement physique du jongleur et celui nécessaire à la manipulation des gramophones et des disques créant une théâtralité, invitant au jeu.
A l’occasion du Festival « Cratère Surfaces » 2003, il monte aussi « Passage des Têtes en l’air », parcours où le public, emmené par une fanfare, découvre tour à tour trois jongleurs (Jörg Müller, Jean-Yves Faury et Martin Schwietzke), dans des lieux insolites de la ville (place, cour, fontaine, vitrine, balcon…).
En 2004, il se lance dans la création d’une déambulation nommée « Passage Désemboîté », présentée en premier lieu à Cratère Surface, festival d’Alès et ensuite dans de nombreux festivals (Sotteville, Chalon, Manille, Cognac, Nanterre…). Musique, jonglage et danse s’y accordent pour turlupiner les innombrables bricoles que recèle la ville.
En 2006, il joue « le dimanche, les fleurs poussent plus vite », pièce pour un jongleur… et un batman, créée au Cratère – scène nationale d’Alès.
Pour l’année à venir, un nouveau duo est en préparation, avec le contrebassiste Michel Bismut (production en cours).
A côté de ce travail, il enseigne le jonglage sous forme de stages et dans des écoles de cirque national et international. En plus des techniques classiques de jonglage, il y enseigne la « pratique des cercles », une démarche personnelle qu’il continue à développer, le travail d’improvisation et la liberté de mouvement du jongleur.